Mais qui était Nina d’Asty ?

 Enquête sur une artiste improbable ayant vécu aux Sables d’Olonne. D’elle on ne sait rien, ou si peu . Et pourtant, une avenue des Sables d’Olonne porte son nom. Là où précisément s’élevait la villa qu’elle fit construire en 1903. Une bâtisse prétentieuse, avec tourelle et qui se donnait des airs de château. Elle fut pourtant piteusement vendue à l’encan en 1920. L’acquéreur s’empressa de vendre l’argenterie et les meubles, histoire de récupérer du numéraire.

Nina d’Asty semble avoir été une météorite dans le monde des arts. Elle se disait, ou on la disait italienne et se prétendait danseuse au casino de Paris. Quelques cartes postales de l’époque semblent en attester (photo ci-contre avec mention "Casino de Paris"). Elle a tout de même été jugée digne de l’objectif de Leopold-Emile Reutlinger, le photographe des sommités de la Belle Epoque et dont la brillante carrière fut interrompue par... le jet d’un bouchon de champagne en plein oeil . Il est curieux que Nina d’Asty n’ait laissé aucune autre trace que ces quelques photographies, si ce n’est dans la mémoire collective des Sablais. On peut se demander comment une artiste de si peu de renom ait pu disposer de moyens financiers si conséquents, au point de bâtir à Plougrescan, en Bretagne, une seconde villa , identique en tous points à sa résidence sablaise. Probablement y a t-il un "riche admirateur" (sic) sous roche ?  Même si elle n’en avait sans doute pas l’étoffe, Nina d’Asty, dont nous ignorons le vrai nom, faisait montre d’une exentricité digne d’une diva. Ses réceptions sablaises étaient fastueuses, du moins selon les critères de la population indigène. Après la première guerre mondiale, elle fait l’acquisition d’un sous marin démilitarisé qu’elle utilise comme navire de plaisance (photo de bas de page). Mais on murmurait aussi que, parfois, d’étranges signaux lumineux partaient de la villa en direction de l’océan. L’origine obscure du personnage, ses liens avec le monde - forcément sulfureux - des artistes parisiens, les doutes quant aux sources de sa fortune, tout concourrait à nimber le personnage d’un aura de mystère.Nina d’Asty (en gitane ?). Photo de Leopold-Emile Reutlinger, le photographe des personnalités de la Belle Epoque.

Nina d’Asty disparaît de la vie sablaise en 1920, à la vente de sa villa. Il semble n’exister aucune note biographique à son sujet. Comment expliquer que l’on ait aussi vite baptisé une avenue à son nom ? La demi-mondaine supposée avait peut-être bon coeur ? En tous cas, elle n’a pas hésité à sacrifier aux us locaux, jusqu’à poser en costume de sablaise (carte postale ci-dessus) .

Tout élément relatif à Nina d’Asty sera le bienvenu....

 

 

Dans le port des Sables d’Olonne, le Nina d’Asty III. Un sous marin démilitarisé transformé pour elle en bateau de plaisance. Légende de la carte "Le Nina d’Asty III , (illisible) appartenant à la célèbre actrice italienne Nina d’Asty" Avec tourelle et créneaux, la villa/château de Nina d’Asty Nina d'Asty en Sablaise
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