La Vendée Moisie de L’Oeil Cynique

"L’Oeil Cynique", un site violemment anti-vendéen. Depuis cette polémique, les rédacteurs de l'Oeil Cynique ont retiré tous leurs articles relatifs à la Vendée.

Certes que la Vendée peut paraître moisie, si on la regarde avec les yeux chassieux. Mais à trop regarder la paille qui est dans le globe oculaire du voisin, l’œil s’y nique (facile...).
Adeptes d’une sociologie à la Diafoirus , les rédacteurs du site L’Oeil Cynique assènent quelques saillies péremptoires, enveloppées dans leur sabir de cuisine. Si le verbe est clinquant, la tambouille est un ramassis d’ingrédients faisandés, déjà mille fois resservis depuis les cercles républicains radicaux de la IIIème République.

Le Vendéen vous y est concocté à la sauce obscurantisme, nappé d’une religiosité qui, cela va de soi, confine à la superstition. Accompagnez le tout d’une large rasade de soumission aux «bons maîtres» et d’un cru «main d’œuvre exploitée , car servile, bien fait pour sa gueule ». Ajoutez-y une sociabilité dont l’épicentre est la cave et laissez réduire.

Enfer et tinettes de casernement ! Voilà un distillat qui empeste le philtre de désamour.

Les sages hausseront les épaules « Laissez-dire, c’est leur faire trop d’honneur que de leur répondre ». Pardonnez à des vieux chevaux sur le retour d’avoir envie de donner du sabot au roquet qui leur rebat les oreilles. Alors, juste pour se faire plaisir, passons en revue l’article « La Vendée moisie » paru en Août 2005. Après, on laisse pisser, promis.

Citation de l’Oeil Cynique : Vendée nostalgique qui oeuvre pour exorciser ses comportements actuels, légitimer sa différence, affirmer, par ce terreau funeste (NDLR : la révolution) , son identité, pire, en prendre prétexte.

Fatale erreur . Nous avions oublié de mentionner la nostalgie dans la recette. Le vendéen est forcément nostalgique, c’est bien connu . Il ressasse un âge d’or, temps béni où la communauté villageoise filait une parfaite idylle avec ses hobereaux. Ses songes sont un perpétuel flash-back ou défile en boucle la légende épique des glorieux ancêtres fauchant le pataud sous le ciel azuré de Torfou. Le tout sous une musique ronflante, style Puy du Fou. C’est sûr, ils ne sont pas de notre époque. Il en est même de rares qui ont le front d’afficher des sympathies peu républicaines, quand bien même l’Eglise a reconnu Marianne comme gouvernement légitime de la France dans l’entre deux guerres. Que 150 millions d’européens vivent sous une monarchie parlementaire ne doit pas induire en erreur. Suspecté - donc coupable - de royalisme , le vendéen moyen est une ineptie politique. Etant entendu que, ce qui est bon et légitime ailleurs, ne saurait être qu’aberration en France.

Mais à ce stade, on s’embrouille un peu. La France, qui braille la reconnaissance de son exception culturelle ne saurait tolérer quelque menues exceptions en son propre sein. Unicité républicaine oblige. Des exceptions qui, à sa propre porte, sont la règle commune.

N’allez surtout pas prétendre que la Vendée serait à l’unisson avec certains de nos voisins européens . Non, la Vendée garde son particularisme avec une jalousie féroce et teigneuse. Car le vendéen est viscéralement casanier, rétif à tout ce qui pourrait chambouler son microcosme, érigé en bastion du passéisme. A cet accoutrement taillé sur mesure, il manquait la touche finale : l’étiquette de la xénophobie.

Il n’en reste pas moins que cette terre d’arriérés a l’audace , dixit l’œil Cynique «  de légitimer sa différence, d’affirmer [ ] son identité, pire, en prendre prétexte ». Quel est ici le grief adressé aux Vendéens ? Réside-t-il dans l’existence d’un particularisme, ou dans le revendication de ce dernier ? La revendication est portée par le sentiment de n’être pas reconnu pour ce que l’on estime être. Ce qui peut advenir lorsque l’on est systématiquement dénigré . "Mais pour plus être dénigré, faut rentrer dans le moule, bonhomme ! Oublie qui tu es, d’où tu viens, tout ce que l’on t’as transmis et que ton esprit moutonnier a digéré, puis cru sien. Alors, peut-être, tu entreras dans la communion des citoyens, tu connaîtras l’ineffable bonheur de souper à la grande gamelle égalitaire".

Il va de soi que jamais l’on exigera pareil reniement de telle ou telle communauté régionale. Surtout si elle est dépositaire d’une expertise reconnue dans le maniement conjoint des explosifs et de la sulfateuse.

Citation de l’Oeil Cynique : Le trouble est ainsi largement d’ordre psychologique. Un pathos est né, insidieux, au début discret mais qui devient, aujourd’hui, une arme au service de malfaisants politiques, d’édiles locales en quête de piédestal pour leurs harangues populistes.

Ces fous de Vendéens !!! lls ne se rendent pas compte que leur particularisme est artificiellement entretenu par de vilains affreux. Comme il y a deux cents ans, ces ânes bâtés se font récupérer pour servir une cause qui n’est pas la leur. Notez tout de même la subtilité de la rhétorique oculo-cynique. Si un homme de vos idées est plébiscité par le peuple, il est populaire. Mais si le peuple acclame un personnage qui n’est pas de votre goût, alors ce dernier sera déclaré « populiste ». Car il égare le peuple , qui par son essence divine (vox populi, vox dei) ,est sage, réfléchi, pondéré, responsable comme il se doit en toute démocratie.

Citation de l’Oeil Cynique : Cette réhabilitation tant souhaitée par quelques irréductibles meneurs démagogiques et profiteurs, cette mise en avant d’une identité basée sur des particularismes actuels certains (patois) ou très relatifs voire ridicules (mogettes, palets, troussepinette, car tout est bon pour se différencier...), passe surtout par la quête d’icônes, de personnages prestigieux, lieux de mémoire, de l’abstrait et du tangible, des mots, des morts et des murs, de quoi fixer et satisfaire l’imaginaire d’un peuple, lui forger une conscience collective, un héritage enflé dont certains savent y trouver intérêt et profit.

L’œil Cynique pose ici le délicat problème du devoir de mémoire... et du devoir d’oubli. Certaines causes ont droit à leurs mausolées , panthéonisées qu’elles sont par les livres d’histoire. D’autres ont tout juste droit à la fosse commune. Quiconque en exhume un osselet commet un sacrilège envers l’histoire officielle. Ce ne sont pas de « bons » morts". Ils ont la fâcheuse manie de s’écrouler au milieu des ors de la république, quand on ouvre ses placards.

Sauf, sauf à ce que cela puisse donner lieu à ses grandes messes expiatoires dont rafolent nos édiles.

« ...satisfaire l’imaginaire d’un peuple... un héritage enflé ». C’est donc cela qui nous est reproché. Nous réclamer d’une identité falsifiée, si ce n’est forgée de toutes pièces. Particularisme qui n’hésite pas à se parer de pacotilles et de fanfreluches, pour se donner un semblant de richesse culturelle (mogette, trousse pinette). Particularisme « ridicule », donc non avenu. Et à titre totalement irrecevable par un esprit éclairé. Tapez dessus, vos oeuvrez pour la bonne cause.

Citation de l’Oeil Cynique : Historiquement, la rupture entre l’Etat tueur et la Vendée meurtrie permit l’établissement d’un conservatisme revigoré par le poids croissant des institutions religieuses, qui surent tirer parti de l’héritage fertile, offert par une terre détruite et une population exsangue, sans remettre en cause bien des habitudes étranges du bocage, teintées de paganisme ou de sorcellerie, par exemple (la Vendée est le premier département en France pour le nombre des guérisseurs).

Traduction : les vendéens , en vrais arriérés, ne sont même pas d’authentiques catholiques. Leur attitude face à la foi est plus proche de celle des africains que des vrais "civilisés". Tout juste un maquillage grossier, pour acoquiner tant bien que mal orthodoxie romaine et rites animistes. La preuve nous en est assénée par ce constat troublant : la Vendée est le premier département en France pour le nombre des guérisseurs. ( notez la confusion des genres , entre médecine parallèle et sorcellerie) Ces braves gens ne payant point patente et n’étant pas non plus recensés dans l’annuaire téléphonique, et surtout pas auprès de l’Orde des Médecins, on se demande bien d’où viennent ces chiffres. Et cela en oubliant que la capitale regorge de Mme Irma et de marabouts africains, dûments référencés, ceux-là.

Citation de l’Oeil Cynique :.... Que l’on pense à cette petite bourgeoisie montante, faite de lignées d’entrepreneurs paternalistes, accapareurs, nouveaux seigneurs, embauchant une main d’oeuvre docile, peu syndiquée, vouée au patron, et on aura une idée sûre de la sujétion que l’on perçoit toujours dans les fabriques vendéennes. Celle-là, c’est un incontournable. Le développement économique de la Vendée repose sur le fait que le département soit une sorte de micro pays de voie de développement, sous la coupe de patrons, de droit divin, cela coule de source . Un esprit borné, par définition, ne peut imaginer d’autres explications que celles qui cadrent avec sa doctrine. Le sens de l’intérêt commun, la priorité donnée au dialogue plutôt qu’à l’affrontement systématique, des ouvriers et des patrons qui essaient de se comprendre mutuellement, tout cela est proprement inconcevable. Mieux vaut se réfugier douilletement dans les vieux schémas prêts à l’emploi.

Mais il y a pire encore. Sans doute par pudeur, vu l’énormité de la chose, L’oeil cynique n’en fait pas état. Ce sont ces ouvriers qui se mettent en grève pour défendre leur patron en passe d’être viré par les actionnaires parisiens. D’authentiques profiteurs ceux-là. Et qui balanceraient les gens à la rue sans aucun état d’âme ( Meubles Gauthier). Les grévistes reçoivent le soutient de la population. Il n’en faut pas plus pour les médias de gauche empruntent un parallèle à l’imagerie d’Epinal : les chouans accourus pour soutenir la cause de leur "Monsieur" envers les infâmes bourgeois athées parisiens. Et d’arguer que, s’ils on pris la défense de leur patron, c’est aussi parce que dernier est un homme du cru, issus de leurs rangs et non un "possédant". Le désavouer, c’est faire offense collective à l’irréductible communauté, dont chaque membre s’enorgueillit individuellement et par procuration de cette ascension sociale inespérée . Et la vieille solidarité des châtelains se remet en branle. Une grande entreprise agro alimentaire voisine achemine gracieusement des vivres pour soutenir l’insurrection. Un geste des entrepreneurs vendéens factieux, élevés pour la circonstance au rang de nouveaux nobles, ou, pour le moins, à la séditieuse dignité de "capitaines de paroisse".

Citation de l’Oeil Cynique : Rétive à ce comportement d’autruche, une grande partie de la population est allée vers les villes, les emplois tertiaires, tandis qu’une explosion des habitudes, des acquis, a su faire entrer les jeunes générations vers de nouvelles préoccupations mais il y a encore ici ou là une forte soumission aux anciens, au clan familial, les faisant régresser dans leur appétence à capter des valeurs émancipatoires.

Le bon Vendéen, c’est donc celui qui n’habite plus en Vendée. Il sera d’autant apprécié par Oeil cynique qu’il adoptera la même démarche, en affectant - par un reniement rédempteur -de dénigrer son territoire d’origine.

Citation de l’Oeil Cynique : Un jeune couple fera idéalement bâtir dans son village (ce qui suppose que les époux sont issus de la même commune), à proximité de la maison parentale. Le champ d’investigation professionnel étant ainsi réduit, le couple acceptera les emplois locaux, par défaut. Misère sociale reproduite.

La "misère sociale" , un concept nouveau, sans doute ? Et, la misère tout court, qu’est-ce donc précisément ? Sans doute faut-il entendre, comme tout un chacun, la privation de travail qui mène à l’exclusion sociale ? Cela doit être très rare, dans le contexte énoncé par l’Oeil Cynique ; un couple d’ouvriers laborieux, habitant un département qui connaît "le plein emploi", résidant dans leur propre maison et à proximité d’une parentèle secourable. Evidemment, si leur goût de l’assistanat les avait fait RMistes dans une banlieue poubelle, L’Oeil Cynique leur aurait sans doute adressé un satisfécit.

Citation de l’Oeil Cynique : Entre ceux qui furent engendrés dans l’unique but de reprendre la terre, la glèbe cultivée et ceux qui allèrent à l’Université fumer quelques stupéfiants, un abîme d’incompréhension peut naître ou, et c’est nouveau, une singulière complicité car il est de bon ton de s’accrocher au passé nostalgique comme un charançon à sa mogette. Le retour aux valeurs de l’ancien temps, ce temps où « l’on vivait heureux et simplement, en communauté unie » connaît un regain de vigueur au coeur de couches sociales très différentes. L’exception culturelle vendéenne est née.

Indécrottables vendéens .. Ca peut porter le cheveu long, le piercing, forniquer dans les piaules universitaires et crapotter de la Marie Jeanne . On les croirait sortis de leur bauge par les vertus de l’Education nationale, mais ça repique au passéisme, comme d’autre à la cocaïne. Qui a bu boira .... Veinards de rédacteurs d’Oeil Cynique. Par quelles intrigues florentines ont-ils pu accéder à des enquêtes sociologiques inaccessibles au commun des mortels ?

Citation de l’Oeil Cynique : Elle connaît un essor intellectuel, politique, un esprit de revanche pour un affront aggravé par auto mutilation. Cette Vendée est ardemment masochiste. Curieusement, la germination (terme agricole) d’une bêtise vénéneuse ou venimeuse, peu importe, que j’ai pu très tôt observer, se remarquait par le souci constant qu’avaient ces Vendéens de regagner un passé jugé héroïque, mésestimé, de vouloir briser cette "histoire officielle", le "Grand Complot" républicain qui ferait jaillir la Vérité sur leurs souffrances passées et leurs frustrations actuelles. La visite d’une librairie vendéenne nous prouve, par son rayon « histoire locale », combien le filon est juteux. Se côtoient les biographies des grands chefs vendéens (tiens, ils sont quasiment tous issus de lignées protestantes) et les ouvrages « sérieux » sur l’histoire redécouverte de la Vendée. C’en est fini du mensonge, voici la Vérité, certes un tantinet arrangée, aux sources ténues, publications après moult colloques sous le haut patronage d’un clerc, ou d’obscurs chercheurs, autorités à la signature indiscutée et aux propos indiscutables. Mais qu’importe. On cherche à faire reconnaître le sérieux de ce que l’on écrit par la voie officielle, le patronage d’éminences grises non vendéennes. Paradoxe. Que veulent-ils ? Perpétuer leur pensée, remanier les manuels d’histoire, y faire entrer celle de la Vendée, non comme particularisme mais comme territoire frondeur, adepte voir modèle de la désobéissance civile et militaire (terme, là encore, très actuel), pointer les mensonges, souligner leurs vérités. Sous ces glorieuses revendications, naît un régionalisme accusé, véhément, parfois extrême (xénophobe) qui ressuscite de vieilles idées autonomistes ou monarchistes, et draine dans un même fourre-tout ceux qui rêvent de reconnaissance sociale et professionnelle (ces chercheurs qui ont raté tous les concours !), de militantisme obscur ou officiel, bien à droite, de prosélytisme et d’argent, mot tabou.

L’Oeil cynique conclut ici par son dada, son cheval de bataille favori : le combat pathétique des vendéens pour imposer leur vision, évidemment truquée, de l’Histoire. Haro sur "la bête venimeuse", et , insinuons le mot, immonde, qui se profile. L’Oeil cynique proclame la Guerre Sainte contre les hérétiques monarchistes. Quitte à indisposer les 150 millions d’européens , qui , ma Foi (d’hérétique) , s’en contentent très bien. Mais nous nous répétons. L’urgence de la situation vaut bien une loi d’exception. C’est à dire, plus de loi du tout. Ou, plus exactement, la loi des jugements expéditifs. Ca tombe, bien, on a connu.

Les grands chefs vendéens tous issus de lignées protestantes ? Bien sûr, comme tous les vendéens . Le rédacteur de la présente y compris, dont un des ancêtres pasteur fut dénoncé à la police de Louis, quatorzième du nom.

La Vendée se posant comme "modèle de la désobéissance civile et militaire" ? Rien de plus légitimiste qu’un vendéen. Palme d’or à la Tranchée des baïonettes , quand les radicaux enragés du midi filaient se réfugier en Espagne. Désobéissance civile ? La Vendée est le premier département pour le recouvrement des impôts et taxes diverses ( entendu sur France Inter, source , Ministère des Finances) .. et le dernier quant au nombre de fonctionnaires qu'elle fournit à l'Etat..

Au chapitre de l’histoire falsifiée, L’oeil Cynique nous ressort sa tête de turc préférée. Une hydre, en fait : "ces chercheurs qui ont raté tous les concours ". En réalité, ils pensent à un homme, un seul, cité sur leur site comme usurpateur de titres universitaires. Ce qui est une pure calomnie. Et de s’acharner sur cette personne en dénonçant le fait qu’elle n’avait "même pas son agrégation". Ce qui est d’ailleurs exact , le dit historien n’ayant même pas cherché à se parer de ce bonnet d’âne. Magnifique diplôme qui n’est en rien un gage de qualité pour les travaux historiques.

Dans un autre de ses articles, l’oeil Cynique se complait à évoquer les historiens douteux du Centre Vendéen de Recherches Historiques, grassement rétribués par la Conseil Général de la Vendée. Ceci dans le but évident de produire des ouvrages conformes à la ligne politique de Philippe Premier : flatter le Vendéen dans le sens de l’histoire .

Pas de chance, le Centre Vendéen de Recherches Historiques a toujours refusé les subventions, d’où qu’elles viennent. Y compris l’offre récente du très socialiste et yonnais Président de la Région des Pays de la Loire.

Le rédacteur de ces lignes le sait fort bien, pour être lui même membre de cette association.

Salutations d’un "militant obscur "



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